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L’APSFD  forme les entreprises de microfinance sur la gouvernance

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L’APSFD forme les entreprises de microfinance sur la gouvernance

La gouvernance demeure selon de nombreux experts le talon d’Achille des institutions de microfinance. C’est conscient de cette réalité que l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), a organisé le 25 février au 1er mars 2019 à Abidjan, avec l’appui financier de l’Agence Française de Développement (AFD), une formation sur la « Gouvernance des institutions de microfinance ».
L’APSFD  forme les entreprises de microfinance sur la gouvernance
L’APSFD forme les entreprises de microfinance sur la gouvernance
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui au renforcement de la microfinance en Côte d’Ivoire (Ph DR).

Cette formation qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui au renforcement de la microfinance en Côte d’Ivoire a réunis 25 participants issus des Conseil d’Administration, des Conseil de Surveillance, des Comité de Crédit et des Directeurs Généraux et Gérants, de 08 Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ou Institutions de microfinance (IMF).

Selon le Directeur Exécutif de l’APSFD-CI, Cyrille Tanoe, l’organisation de cette session de formation, a pour but d’aider les institutions de microfinance dans leur diagnostic de la gouvernance au travers de l’analyse des acteurs, l’analyse du processus de décision et le mode de gestion des crises de dysfonctionnement. Il s’agissait également de les outiller dans leurs réflexions sur les choix stratégiques à conduire et les défis à relever dans le cadre de la gouvernance.

Car selon lui, les IMF sont des entreprises qui doivent réaliser des performances financières en même temps que des performances sociales. Face à la croissance et au défi du maintien de l’équilibre entre la pérennité financière (mission commerciale) et la mission sociale, une bonne gouvernance doit leur permettre de réaliser ce double objectif.


Poursuivant ses propos, Cyrille Tanoe a indiqué qu’au regard des expériences connues dans le secteur,  ce ne sont pas les crises qui conduisent aux faillites, mais plutôt, la façon dont les crises sont gérées par le Conseil d’administration et la direction d’une institution qui détermine au final si cette institution pourra ou non relever de la gouvernance.

La tenue de cette session de formation trouve toute sa pertinence au regard de l’expansion du secteur de la microfinance au cours de ces dix dernières années, en Côte d’Ivoire. En effet, à fin septembre 2018, selon les statistiques de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), on dénombre 50 SFD agréés avec 400 points de services ou agences. A la même date, les SFD ont mobilisé, au titre de l’épargne, 292,8 milliards de francs CFA, octroyé 284,9 milliards de francs CFA au titre de crédit et touché directement près de 1,7 million de clients.

Au regard de la spécificité de sa cible et la nature des services financiers qu’elle offre, la microfinance demeure pour plusieurs experts, un instrument efficace de promotion économique et sociale et d’inclusion financière des  populations à  faible revenus, souvent exclues du système financier classique parce que, pauvres.

ARSENE YAPI


Source: JDE | publié le 01 Mar 2019

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