En Direct

 Syrie : nouveaux pourparlers à Genève sous influence russe

INTERNATIONAL

Syrie : nouveaux pourparlers à Genève sous influence russe

Les négociations de paix reprennent jeudi 23 février sous l’égide de l’ONU. Moscou est à la manœuvre en coulisses.
 Syrie : nouveaux pourparlers à Genève sous influence russe
Syrie : nouveaux pourparlers à Genève sous influence russe
Combats entre des rebelles et les forces pro-Assad à Deraa, dans le sud de la Syrie, le 20 février. MOHAMAD ABAZEED / AFP


Pour la première fois depuis neuf mois, l’opposition et le régime syrien se retrouveront à nouveau à Genève sous l’égide des Nations unies à partir de jeudi 23 février pour reprendre des négociations censées mettre fin à un conflit qui a fait déjà plus de 300 000 morts. Fin janvier, des discussions menées à Astana, la capitale du Kazakhstan, sous l’égide de la Russie, de la Turquie et de l’Iran avaient permis de consolider le fragile cessez-le-feu négocié par Moscou et entré en vigueur le 30 décembre. Le relais passe maintenant de nouveau à l’ONU. Nul se fait pourtant trop d’illusions, à commencer par le médiateur des Nations unies Staffan De Mistura. « Je ne peux pas vous dire si cela marchera mais nous devons profiter de la tendance, car aucun cessez-le-feu ne peut durer sans solution politique », rappelait le diplomate italo-suédois le 18 février à Munich, s’inquiétant notamment de « l’absence d’une stratégie américaine claire ». La veille, le nouveau secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, avait certes participé à une réunion sur la Syrie en marge d’un sommet du G20, affirmant l’engagement de la nouvelle administration américaine dans ce processus sans pour autant rassurer vraiment ses interlocuteurs.

Au printemps 2016, les délégations négociaient dans deux pièces séparées avant que l’opposition ne quitte les discussions en protestation contre l’intensification des bombardements à Alep et le blocage des aides humanitaire. A Astana, elles étaient face-à-face et elles devraient l’être de nouveau à Genève. Beaucoup de choses ont changé en quelques mois.

« Les Russes craignent l’enlisement » La reconquête, par le régime et ses alliés, des quartiers orientaux d’Alep a marqué un revers majeur pour l’opposition. Le régime paraît plus fort que jamais et elle n’a plus beaucoup de marges de manœuvre. Le basculement de la Turquie, longtemps son principal soutien, désormais engagé aux côtés de Moscou pour trouver une issue politique au conflit, nourrit désormais ses espoirs. L’opposition mise sur le pragmatisme d’une Russie devenue le grand maître du jeu sur le terrain. « Les Russes cherchent une sortie de crise, car ils craignent l’enlisement. Ils ne sont pas à l’aise avec des alliés comme l’Iran, l’autre grand soutien du régime, qui n’est pas intéressé à une fin du conflit », relève Basma Kodmani, l’une des figures de l’opposition.

Source:lemonde.fr



Source: lemonde.fr | publié le 22 Fev 2017

0 Commentaire(s)

Poster un commentaire